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Mycose récurrente : Comprendre et aborder les solutions avec sérénité

La mycose vulvo-vaginale, souvent causée par le champignon Candida albicans, est une affection intime fréquente qui peut affecter la qualité de vie. Des études médicales estiment que jusqu'à 75% des femmes en expérimenteront au moins un épisode au cours de leur vie. Lorsque ces épisodes deviennent répétitifs, on parle de mycose récurrente, touchant environ 5% à 8% des femmes. Loin d'être une fatalité, cette condition mérite une approche attentive et informée. Cet article, rédigé avec l'expertise d'un sexologue, vise à éclairer les causes possibles de cette récurrence et à présenter des pistes de solutions multiples, qu'elles soient médicales, comportementales ou psychologiques, tout en soulignant l'importance d'une consultation professionnelle adaptée.

Réponses rapides

Qu'est-ce que la mycose récurrente ?
C'est une infection vaginale à levures (Candida) qui se manifeste par au moins quatre épisodes symptomatiques par an, nécessitant une approche spécifique.
Est-ce fréquent ?
Oui, si la mycose occasionnelle est très courante, la forme récurrente touche environ 5% à 8% des femmes, impactant significativement leur qualité de vie.
Quand faut-il consulter ?
Consultez si les symptômes persistent, sont sévères, récurrents (plus de 3 épisodes/an), ou si la mycose affecte votre bien-être physique ou psychologique.
Qui consulter en Suisse ?
Votre médecin de famille est le premier contact, il pourra vous orienter vers un·e gynécologue, urologue, ou un·e sexologue/psychologue si nécessaire.
La mycose récurrente est une condition fréquente et légitime, qui ne doit en aucun cas être vécue dans le silence ou la honte. Loin d'être une fatalité, elle représente un appel à l'écoute de son corps et à une prise en charge attentive. Il existe des pistes concrètes, qu'elles soient d'ordre médical, comportemental ou psychologique, pour aborder cette problématique. Le premier pas, essentiel et non négociable, est de consulter un·e professionnel·le de santé en Suisse. C'est à travers un diagnostic précis et un plan de traitement personnalisé, souvent multidisciplinaire, que vous pourrez retrouver confort, sérénité et une meilleure qualité de vie intime. Dr. Marco Bianchi, Sessuologo FSPC.

Questions fréquentes

La mycose récurrente est-elle une infection sexuellement transmissible (IST) ?

Non, la mycose n'est pas considérée comme une IST. Cependant, elle peut être transmise lors de rapports sexuels, et un traitement du partenaire peut parfois être nécessaire pour éviter les recontaminations, surtout si le partenaire est porteur asymptomatique. Une consultation médicale est recommandée pour évaluer la situation.

Peut-on prévenir la mycose récurrente avec l'alimentation ?

Bien qu'aucune preuve scientifique irréfutable n'établisse un lien direct et universel entre l'alimentation et la mycose récurrente, certaines personnes observent une amélioration en réduisant leur consommation de sucres raffinés et de levures. Il est recommandé d'adopter une alimentation équilibrée et d'en discuter avec un professionnel de santé ou un nutritionniste.

Les probiotiques sont-ils efficaces contre la mycose récurrente ?

Les probiotiques, notamment sous forme d'ovules ou de compléments oraux, peuvent aider à restaurer l'équilibre de la flore vaginale après un traitement antifongique. Leur efficacité en prévention des récidives est variable selon les études et les souches utilisées. Il est important de consulter un médecin pour savoir s'ils sont adaptés à votre situation.

Quels sont les risques si je ne traite pas une mycose récurrente ?

Non traitée, une mycose récurrente peut entraîner une dégradation persistante de la qualité de vie, des douleurs chroniques, des difficultés sexuelles et un impact psychologique significatif (stress, anxiété). De plus, l'absence de diagnostic précis peut masquer d'autres affections nécessitant une prise en charge spécifique. Une consultation est essentielle.

Mon partenaire doit-il systématiquement se faire traiter si j'ai une mycose récurrente ?

Le traitement du partenaire n'est pas systématique mais peut être envisagé. Il est recommandé si le partenaire présente lui-même des symptômes (candidose balanique) ou si des recontaminations répétées sont suspectées. Il est important d'en discuter avec votre médecin pour une évaluation personnalisée de votre situation et de celle de votre partenaire.